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Yuki, the Fairy of Ice ~
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MessageSujet: Yuki, the Fairy of Ice ~   Sam 27 Juin - 16:22
Yuki
« Tombe douce Neige. Tombe silencieusement… »
♦ Âge : Plus de 1100 ans
♦ Surnom : Flocon
♦ Sexe : Masculin
♦ Race : Fée
♦ Alignement : Neutre – Bon
♦ Lieu de naissance : Forêt du Roi des Fées
♦ Groupe : Autres
♦ But : Remplir sa Mission / Découvrir le Monde
Physical ~
Yuki appartient à la race des Fées. Il est âgé de plus de 1100 ans, bien qu’en apparence, il n’a la taille que d’un garçon de 14 ans. Il mesure environ un mètre cinquante-cinq. Il est petit, c’est vrai, mais si on se réfère au fait qu’il est une Fée, alors sa taille est plutôt normale. De plus, il est plutôt maigre car il ne pèse que 42 kilos. Son poids plume s’explique par le fait qu’il ne mange que des fruits, et encore, il peut se passer de manger certains jours. Il a les cheveux blonds mi-courts, qui brillent d’une lueur dorée magnifique au soleil. Ses cheveux sont souvent en bataille. Le verbe « se coiffer », il n’en connaît pas la signification, eh oui.

En général, ses yeux sont d’une splendide couleur ambre, avec quelques penchants soit vers le rouge soit vers l’orange. Du point de vue de certaines personnes, ses yeux ont couleur flamboyante. Ils étincellent souvent d’émerveillement à la découverte du monde qui l’entoure, mais aussi de bonne humeur. Ils ressortent facilement sur son teint plutôt pâle. Il a l’impression que la couleur de ses yeux exprime l’opposé exact de son Pouvoir Naturel, et qu’ils réchauffent son corps parfois aussi.

Sinon, d’un naturel plutôt timide et enthousiaste, Yuki s’exprime plus simplement par des expressions et des gestes qu’oralement. Il affiche constamment un sourire joyeux sur les lèvres, et rougit facilement, peu importe la raison à vrai dire, ce qui prend beaucoup les gens avec lesquels il discute au dépourvu. Il ne supporte pas les bagarres ou des criminels, alors lorsqu’il en voit, il lui arrive de se mettre en colère, et de tout faire pour les arrêter. Il devient vite triste quand un de ses Amis est blessé aussi. Il reste quelqu’un de normal, même s’il ne comprend pas toujours tout ce qui se passe autour de lui.

Étant une Fée, le garçon possède une paire d’ailes aux couleurs bleutées dans le dos. Cette couleur est due à son Pouvoir de la Glace et de la Neige. Par ailleurs, c’est aussi à cause de ce Pouvoir que Yuki s’habille avec une tenue assez chaude, bien que décontractée en même temps, parce qu’il aime se sentir à l’aise dans ses vêtements. Autrement dit, les jeans dans lesquels on est à l’étroit, même pas question ! Souvent, il porte un pull bleu clair dans lequel il a fait deux trous pour laisser passer ses ailes. Il enfile également un pantalon gris-noir et des baskets blanches. Parfois, Yuki enfourne aussi un bonnet vert et bleu avec des pompons sur sa tête.

Néanmoins, lorsqu’il cherche à passer inaperçu dans le Royaume des Humains, il met un tee-shirt blanc, et se passe une longue veste verte foncée sur le dos, pour camoufler tant bien que mal ses ailes. Sa capuche est recouverte de moumoute qui lui tient chaud aussi. Son pantalon reste dans les mêmes couleurs grises-noires, voire bleu de temps à autre, et il garde les mêmes baskets blanches. Quelques fois, il enroule une épaisse écharpe rose autour de son cou. Il évite aussi d’entrer en contact physique avec les Humains car son corps est totalement glacé et donc, on le soupçonnerait très vite de quelque chose.

Bien évidemment, en tant que Fée digne de ce nom, Yuki est en mesure de voler. Il porte aussi un bracelet bleu clair avec un flocon comme pendentif au poignet gauche. Parfois, il se déguise en Père Noël…
Character ~
Qui est Yuki ? C’est un garçon plutôt naïf et enfantin. Il ne connaît pas si bien que ça le monde qui l’entoure, aussi bien en relations humaines qu’en terme de technologie, ce qui le rend assez maladroit dans ses actions. Même s’il peut sembler comprendre certaines réactions des gens, ce n’est pas toujours le cas. Il a donc souvent besoin de conseils ou qu’on lui explique pourquoi telle ou telle personne réagit de cette manière. Par contre, ne lui demandez pas comment fonctionne la Magie, car il n’en a pas la moindre idée. Même si apparemment, la sienne lui est conférée par l’Arbre des Fées. Il peut également « entendre » lorsque la Nature pleure, hurle ou autre lorsqu’elle sent un danger ou quoi que se soit.

Malgré ça, la Fée se révèle être quelqu’un de gentil et plutôt calme. Il ne parle pas beaucoup à cause de sa timidité, mais il exprime souvent ce qu’il veut dire par des expressions ou des gestes. Bien que la grande majorité du temps, on le voit surtout sourire car il est de bonne humeur. Il a peur quand il est tout seul, ne supporte pas de voir un de ses Amis en galère et fera tout pour l’aider, et déteste s’engueuler avec les autres. Si ça arrive, il cherchera de suite un moyen pour se réconcilier avec la personne. De même, il hait les guerres. Et il ira jusqu’à utiliser un peu de son Pouvoir pour l’arrêter.

Par ailleurs, à sa connaissance, Yuki maîtrise plutôt bien sa Magie. Et encore heureux, sinon ça serait dangereux aussi bien pour l’environnement que pour ses proches. Enfin, il ne peut pas l’utiliser très longtemps et elle est sensée lui servir uniquement pour remplir la mission à laquelle il fut assignée peu après sa naissance. Mais à cause de cette mission, il s’est souvent retrouvé seul, un peu à distance de ses Amis. Il a échoué pendant une centaine d’années à remplir sa mission et a perdu un peu de la confiance de ceux-ci. Alors il essaye tant bien que mal de la regagner par tous les moyens.

Le garçon s’avère aussi très rêveur et pacifiste. Il adore admirer le ciel nocturne, les étoiles et la lune. Il prit souvent auprès de la lune pour retrouver la confiance de ses Amis envers lui. Il l’espère de tout son cœur. Il souhaite aussi apprendre plus de choses sur les autres races, alors forcément il est très curieux, et peut-être même se faire des Amis « différents ». D’après lui, certains n’ont pas l’air méchant. Il pourrait devenir rapidement se lier d’amitié avec eux. Cependant, les Fées le lui déconseillent fortement, surtout les Humains, suite à une histoire vraiment sinistre entre cette espèce et les Fées.

Une autre passion qui anime la Fée est l’hiver, la neige et le froid, et tout ce qui se rapporte à cette saison blanche. Certes, cette passion est due en partie à son Pouvoir qui le lui a fait découvrir tout ça, mais il adore faire des bonhommes de neige et des batailles de boules de neige, faire de la luge aussi… Oui, c’est vraiment un enfant encore dans sa tête. Toutefois, il craint énormément les avalanches. Enfin, il n’a pas seulement peur des avalanches. Il est aussi naturellement très peureux. Par contre, si quelqu’un vient nuire à l’une de ses créations, il arrive qu’il s’énerve et riposte. Mais il n’ira pas jusqu’à blesser autrui, en général.

Autres informations en vrac : Yuki collectionne les peluches, surtout les Animaux tels que les panthères des neiges, les loups, les tigres blancs, les renards blancs… Il en a plein chez lui, dans son petit coin dans la Forêt. Ses couleurs préférées sont le bleu et le blanc. Il adore les jouets qui font des bulles de savon. Pour une quelconque raison, il croit en la légende du Père Noël racontée chez les Humains et veut le rencontrer. Son premier véritable Ami est un Loup, mais celui-ci est mort de vieillesse. Il possède un très mauvais sens de l’orientation malgré le nombre de fois où il a dû faire l’aller et retour entre les régions montagneuses et la Forêt du Roi des Fées.
Story ~

Depuis la nuit des temps, des Fées reçoivent à leur naissance la mission de faire tomber de la neige sur certaines parties de la Forêt du Roi des Fées. Lorsque l’une des Fées assignée à cette mission est sur le point de succomber, une nouvelle voit le jour quelques années auparavant dans le but de prendre la relève. L’Arbre des Fées leur prête main forte dans cette mission. C’est ainsi que c’est perpétué cette mission qui devient lassante plus les années passent.

Âge : Cinquante premières années. Moi, Yuki, suis né dans la Forêt du Roi des Fées. Tout était paisible lorsque j’ai vu le jour. La première personne qui me prit dans ses bras était une Fée du nom d’Ice, et dont l’âge était inconnu. Elle avait de magnifiques yeux bleu glace. Je crus que c’était ma Mère. Mais j’appris plus tard que ce n’était pas le cas. Néanmoins, ce fut elle qui m’appela Yuki. Apparemment, dans quelques années, j’allais devoir la remplacer. Je ne comprenais pas, et ça m’importait peu au début. Elle s’occupait de moi, c’était tout ce qui comptait à mes yeux.

Le temps passe plus vite qu’on ne le pense quand on est une Fée. Je passais beaucoup de temps avec Maman. Elle m’enseigna tout ce que je devais savoir, à propos de Fées, de la Forêt, de l’Arbre, mais aussi de la mission dont j’héritais. Et donc, du Pouvoir de la Glace et de la Neige par la même occasion. J’avais plus ou moins assimilé tout ça. Je l’accompagnais dans la Forêt ou les montagnes qui avaient besoin d’être enneigées pour la regarder faire. De temps en temps, elle me demandait d’essayer à mon tour. Étant largement plus faible qu’elle, je ne parvenais pas à grand-chose. Mais je me débrouillais assez bien quand même.

Âge : Environ cent dix ans, ou quelques années près. Dire que je pensais que cette année allait se passer comme toutes les précédentes. Malheureusement, le sort en décida autrement. Ce jour-là, on me demande de rejoindre tout le monde à l’Arbre des Fées. Personne ne m’expliqua pourquoi. Mais il y avait sûrement une bonne raison. J’obéis donc sans rechigner. Ce qui m’embêtait le plus, c’était que j’avais beau cherché Maman partout depuis mon réveil, je ne la trouvais nulle part. Où pouvait-elle bien être allée ?

Toutefois, je me rendis jusqu’à l’Arbre des Fées. En arrivant, je remarquai que beaucoup de Fées étant réunies. Que pouvait-il donc bien se passer de si extraordinaire ? Curieux, je cherchai du regard un moyen de me frayer un chemin. Toutefois, en me voyant arriver, les Fées s’écartèrent pour me laisser traverser. Je penchai la tête sur le côté, assez surpris. Malgré tout, je les remerciai d’un hochement de la tête et avançai jusqu’au centre de l’agroupement.

Là, étendue sur un lit de feuilles et de fleurs, Maman était allongée, les yeux clos. Des larmes se mirent à couler sur mes joues. Mes yeux me piquaient, alors je les essuyai avec mes mains, en vain. Les larmes continuaient de couler le long de mon visage. Je compris que, peu importe le nombre de fois que j’essuierai mes yeux, elles ne cesseront pas. J’avais la vue brouillée. Pourtant, je m’approchai de Maman et la serrai dans mes bras. Son corps était aussi glacé, voire plus, que le mien. À cet instant, je la vis ouvrir lentement les yeux et ses lèvres bougèrent faiblement :

« Yuki… tu es venu… je t’attendais…
- Maman ! S’il te plaît, reste avec moi !
- Je suis désolée… je ne peux pas… j’ai atteint mes limites… tu sais, Yuki… j’ai eu peur… peur que tu ne me considères jamais comme ta vraie Mère… Yuki… je suis heureuse… de t’avoir connu… mes dernières années… ont été remplies… de bonheur… »


Maman lâcha son dernier souffle avec ses derniers mots. Mes larmes redoublèrent d’intensité. Ce n’était pas possible… Pas Maman… Elle ne pouvait pas me laisser tout seul comme ça… Je sanglotai plus fort et m’effondrai à genoux dans l’herbe. Les Fées se rapprochèrent autour de nous, et certaines tentèrent même de me consoler. Mais leurs efforts furent vains. C’était impossible de réconforter quelqu’un qui venait de perdre la personne la plus chère pour lui… Cependant, c’était peut-être le moment d’essayer de me faire des Amis, bien que je ne les verrai que la moitié de l’année… ?

Âge : Environ cinq cents ans. Ça faisait à peu près quatre cents ans que Maman m’avait quitté. J’avais pris mon courage à deux et, malgré ma timidité, j’étais allé parler aux autres Fées. Avec le temps, j’avais fini par me lier d’amitié avec elles. Mais cette amitié était vraiment instable car je partais souvent dans les montagnes, vers la fin de l’automne et je revenais vers l’Arbre des Fées au milieu du printemps. À chaque fois, je craignais que mes Amis m’aient oublié ou me traitent de lâcheur… D’autant plus que j’accomplissais cette mission tout seul… Comprenaient-ils un peu ma solitude à force… ? Je comprenais mieux pourquoi Maman avait été heureuse de m’avoir à ses côtés.

Néanmoins, cette année-là, il se passa quelque chose. Alors que j’errais à travers les montagnes en attendant le jour-j où je devrais commencer à utiliser mon Pouvoir, j’entendis soudainement un long hurlement lointain. Bon alors évidemment, je ne parlais pas le langage animal, donc je ne compris pas ce qu’il dit. Mais j’avais la certitude que ce hurlement n’insinuait rien de joyeux. Au contraire, il semblait exprimer une profonde souffrance. Intrigué par ce cri, je me rendis sur place pour voir à quel animal il appartenait. Ce que je découvris me rappela mes propres souvenirs.

Au beau milieu des montagnes, deux loups, l’un grand et l’autre plus petit, se trouvaient côte à côte. J’observais la scène depuis les cieux, intrigué. Le grand loup était étalé sur le flanc, tandis que le petit tournait sans cesse autour du grand, couinant à de nombreux moments. Le souvenir de moi tenant le corps sans vie de Maman dans mes bras refit surface dans mon esprit et je baissai les yeux. Le louveteau leva de nouveau le museau et poussa un autre hurlement sinistre. La petite chose croisa alors mon regard et se tut. Nous restâmes silencieux, tous les deux, à nous observer.

Puis finalement, le bébé loup aboya dans ma direction, me faisant sursauter. Mais je me calmai vite et je lui souris, avant de descendre pour me poser à sa hauteur, laissant une distance de sécurité entre lui et moi. Je tendis ma main vers le louveteau et réduisis petit à petit cette distance. Le petit restait sur ses gardes, grondant par moment. Je finis par être suffisamment proche pour pouvoir le caresser. Le bébé loup grogna encore quelques secondes puis se mit à couiner en tournant la tête vers le grand loup. Je m’avançai vers le loup effondré. Il ne bougeait pas et je doutais fortement qu’il dorme.

De nouveau, le louveteau gronda quand j’approchai ma main du grand loup. Je tentai de le rassurer en disant que je ne lui ferai rien de mal, mais je ne pense pas qu’il me comprenait. Cependant, mon ton calme sembla l’apaiser car il me laissa faire. Je posai ma main au niveau du cou de l’animal pour essayer de prendre son pouls. Sauf que, comme je l’avais parié, le grand loup avait déjà succombé. Il ne respirait plus. Je me retournai vers le petit pour le prendre dans mes bras. À ma grande surprise, il ne dit rien. Il ne chercha même pas à me mordre.

« Je suis désolé, petit louveteau… Je ne peux rien faire pour ton Père… »


Le petit animal aboya et me lécha la joue, alors que les larmes me venaient aux yeux. J’eus l’impression qu’il me disait que ça ne faisait rien, que je n’y étais pour rien. Je serrai plus fort le bébé loup dans mes bras. Il me mordit légèrement l’épaule, me faisant comprendre que je l’étouffais. Je le relâchai précipitamment, m’excusant de nouveau. Je me relevai et soulevai le grand loup. Son corps sans vie était lourd. Un courant d’air froid passa autour de nous et je crus entendre la montagne fredonner une chanson en la mémoire du loup.

Cette chanson, bien qu’elle ne me concerne pas, me réchauffait un peu le cœur. Elle devait apaiser l’esprit du loup aussi. Avec le petit, nous pénétrâmes dans la forêt montagneuse. Je me dirigeais plus ou moins au hasard, avec mon sens de l’orientation très faible. À vrai dire, je crois même que c’était le louveteau qui me guidait. Au bout d’une dizaine de minutes, nous arrivâmes dans une clairière enneigée. Il n’y avait personne. Le bébé loup s’arrêta au centre de celle-ci. Je compris qu’il fallait enterrer son Père ici.

Étant donné que je ne possédais aucun ustensile pour creuser, je me servis de mon Pouvoir de la Glace pour perforer un trou. L’Arbre des Fées allait sûrement m’en vouloir ou me punir pour avoir utilisé ma Magie pour autre chose que ma mission, mais tant pis. Une fois le trou fait, je déposai délicatement le corps du grand loup à l’intérieur. Puis, avec l’aide du petit loup, nous rebouchâmes la tombe avec la terre. Je cassai un morceau de branche, tout en m’excusant de cet affront auprès de l’arbre, et la plantai au centre de la tombe afin de repérer où se trouve le corps. Nous restâmes autour toute la nuit à prier pour l’esprit du loup.

Âge : Environ cinq cent trente ans. Depuis que j’avais rencontré le louveteau, j’étais vite devenu très proche de lui. Si proche que lorsque j’eus terminé de remplir ma mission la première année où je l’avais vu, et bien, j’étais resté avec lui dans les montagnes. Je n’allais pas l’abandonner, le pauvre. Je comprenais tellement bien ce que ça faisait de perdre son unique Parent et de se retrouver tout seul après… J’avais proposé au louveteau de m’accompagner jusqu’au centre de la Forêt du Roi des Fées, mais il ne voulait pas quitter les montagnes où son Père avait été enterré.

Alors moi aussi, j’étais resté. Et au final, on s’était plutôt bien amusés. Il m’apprit plus ou moins à chasser, tandis que je lui montrai les baies ou autres empoisonnés qu’il devait éviter à tout prix. Bon, j’admets que j’étais végétarien, donc apprendre à chasser n’allait pas m’être utile plus tard. Mais c’était drôle. Par prudence, je m’étais absenté une journée pour prévenir les Fées que j’allais rester dans les montagnes quelques temps, tant que je remplissais ma mission, ça ne posait pas de problèmes.

Ce fut ainsi qu’une trentaine d’années s’écoulèrent à une vitesse incroyable. Pour la première fois de ma vie, je n’avais pas vu le temps passer. Le louveteau et moi étions devenus d’excellents Amis. Parfois, vu qu’il avait grandi, il me portait même sur son dos et nous courions à travers les forêts enneigées des montagnes. Malheureusement, toutes bonnes choses ont une fin. Plus le louveteau vieillissait, moins il était en mesure de marcher. De temps en temps, j’étais même obligé d’aller chasser pour lui. Lorsque j’étais tout seul, je pleurais à l’idée que j’allais bientôt perdre mon Meilleur Ami.

Pourquoi les loups avaient-ils une durée de vie si limitée ? L’espace de quelques secondes, je me surpris à songer qu’une gorgée de la Fontaine de Jouvence lui permettrait de vivre cent ans de plus. Non, je n’avais pas le droit. Et j’étais certain que mon Ami ne le voudrait pas non plus. Un jour, alors que je lui rapportais un petit lapin, je ne le trouvai pas. Mon cœur se mit à battre la chamade. Je courus jusqu’à la tombe de son Père et je le découvris, là, allongé sur le flanc, les yeux clos. Son ventre se soulevait à peine. Je le pris dans mes bras, sanglotant.

« Non… non… ne me laisse pas toi aussi… »


Mon Ami-Loup ouvrit péniblement les yeux et me lécha la joue. Je crus voir un sourire sur ses babines. Puis il referma les yeux et sa tête retomba lourdement. Mes larmes s’intensifièrent et se mélangèrent bientôt à la neige qui s’était mise à tomber, sûrement provoquée par le flux de mes émotions. Une quinzaine de minute s’écoula sans que je ne cesse de pleurer. J’étais recouvert de neige, mais ça m’importait peu.

Quand je fus calmé, je me redressai et, avec mon Pouvoir de la Glace, je creusai un second trou, à côté du premier. Je voyais flou en creusant, pas pratique. Une fois suffisamment profond, je serrai une dernière fois mon Meilleur Ami avant de le déposer doucement à l’intérieur et de le reboucher. Après ça, j’étais rentré à l’Arbre des Fées. Comme que je m’y attendais un peu, mon accueil ne fut pas chaleureux. Les Fées me demandèrent ce que j’avais fabriqué ces trente dernières années. J’expliquai que j’étais resté avec mon Ami-Loup dans les montagnes.

Âge : Environ six cent soixante-dix ans. C’est quand on croit que tout va pour le mieux que les plus gros soucis arrivent. Cette année catastrophique, je rejoignis la partie de la Forêt dans le but de remplir ma mission comme toutes les années précédentes. J’avais fait tomber de la neige partout où il en fallait. Je m’attardais plus dans les montagnes car les enneiger était plus long. Et encore, je ne pouvais pas toutes les recouvrir en une journée. Pour ensevelir une chaîne de montagnes entière, j’avais parfois besoin d’un mois complet.

Une nuit, alors que je me reposais paisiblement à l’entrée d’une grotte, je perçus un bruit sourd, comme celui d’une explosion. Le temps que mes esprits se mettent en place et que je décolle pour aller voir, une vague de neige énorme arrivait à toute vitesse. Par pure logique, j’aurais pu utiliser mon Pouvoir de la Glace pour me protéger, malheureusement, je n’y avais pas songé. L’avalanche déferlait droit sur moi. Il me restait à peine quelques secondes avant d’être englouti. Je ne pouvais pas m’échapper. C’était trop tard. Alors j’étais retourné m’abriter dans la grotte…

Et ce fut le néant. À mon réveil, je ne vis rien. J’avais froid, plus que d’habitude. Où étais-je ? J’ouvris les yeux, mais c’était tout sombre. Je tentai de bouger mes doigts, en vain. Je ne les sentais même pas, engourdis par l’étrange froid. Mes souvenirs refirent irruption dans mon esprit. Une avalanche qui fonçait sur moi. Tout s’expliquait. Je me trouvais certainement dans la grotte, dont l’entrée était bouchée par l’avalanche ! Complètement coincé ! Combien de tonnes de neige étaient tombées ? Je n’en savais rien. Mais je devais sortir de là !

Après un bon cinq minutes à tenter de me réchauffer et à dégager la neige qui m’était tombée dessus, je me mis debout et m’approchai de l’entrée. Je posai ma main sur la paroi neigeuse. Impossible d’estimer son poids, et si je tentais de percer un trou, je pourrais me retrouver enseveli au lieu de la dégager. Était-ce peine perdue ? L’unique moyen qu’il me restait était d’attendre que la neige fonde. Mais combien de temps ça prendra ? Je me frottai les bras. Je mourrai sûrement de faim et de froid ici avant… Je me détournai de l’entrée pour m’enfoncer dans la grotte. Autant ne pas rester les bras croisés à attendre la mort et explorer cet endroit. Peut-être qu’il me mènera à une autre sortie…

Âge : Environ sept cent soixante-dix ans. Le temps s’écoulait de nouveau très lentement. J’avais exploré la grotte de fond en comble. C’était un véritable labyrinthe qui menait sur la même impasse. Les chemins étaient éclairés par des cristaux qui se reflétaient sur les parois de la grotte. C’était magnifique. Le centre de la montagne l’était tout autant. Ça rassemblait à une grande clairière, mais entièrement rocheuse. Les murs étaient tapissés de cristaux. Il faisait froid, mais c’était supportable. Un petit ruisseau passait à l’intérieur, sûrement de la neige fondue qui gouttait jusqu’ici. Grâce à elle, quelques arbres habitués à cette température froide vivaient.

Avec tout ça, je parvins à survivre moi aussi. Les arbres me fournissaient les fruits. Étranges, mais pas mauvais. Le ruisseau m’apportait toujours de l’eau. Puis, lorsque j’étais suffisamment en forme, je me rendais à l’entrée pour creuser un peu dans la neige. J’allais bien finir par atteindre l’air frais. C’était avec cet espoir que je persévérais tous les jours, tous les mois, voire tous les ans. Quand on est enfermé dans une grotte sans lumière extérieure, on perd le fil du temps. De plus, étant donné que je n’avais pas rempli ma mission depuis un moment, la neige avait dû fondre… C’était une chance pour moi.

Ainsi donc, je pus sortir des années plus tard. Je ne savais absolument pas à quelle époque je me trouvais désormais. Combien de temps m’étais-je absenté ? En survolant la Forêt, je remarquais bien que certaines choses étaient apparues et d’autres avaient disparues. Je me dirigeais droit vers l’Arbre des Fées, même si, autant l’avouer, je ne m’y rendais pas de bon cœur. Je m’attendais déjà à une profonde dispute, me demandant où j’étais passé… Quelques Fées me virent approcher et appelèrent les plus proches au rassemblement. Certaines, ne pouvant attendre, foncèrent sur moi et commencèrent à me poser des dizaines de questions, auxquelles je ne répondis pas d’ailleurs. Je me posai au pied de l’Arbre des Fées, tandis qu’un gros groupe de Fées se réunissait déjà autour de moi. Et les questions fusèrent de nouveau :

« Où étais-tu passé ?!
- Et ta mission alors, pourquoi ne l’as-tu pas remplie durant toutes ces années ?!
- Le monde n’a connu qu’une vague de chaleur pendant environ cent ans, tu te rends compte du désastre que tu as cause ?!
- Oui, comment vas-tu réparer ça ?! »


Environ cent ans… ? Il s’était écoulé autant d’années sans moi… ? Pas étonnant que le paysage ait un peu changé… Pas surprenant non plus que toute la neige ait fondu dans la partie de la Forêt dont je m’occupais… Alors l’hiver avait cessé d’exister là-bas à cause de moi… ? Qu’est-ce que je pouvais faire pour y remédier… ? Les Fées autour de moi s’impatientaient. Laissant échapper un petit soupir, je me lançai enfin dans une longue explication :

« Ça s’est passé quelques mois après mon départ… Alors que je dormais dans une grotte creusée à l’intérieur d’une montagne, une explosion a retenti. Le temps que je sorte, j’ai vu une avalanche qui dévalait vers moi. J’ai juste eu assez de temps pour retourner dans la grotte avant que l’avalanche me tombe dessus. Quand je me suis réveillé, l’entrée était complètement bouchée… »


Malgré mes explications, la plupart des Fées rassemblées restaient perplexes. Pour ma part, le fait que cent ans se soient écoulés sans que je n’aie rien fait m’agaçait un peu plus chaque seconde. Était-il trop tard pour réparer mes erreurs ? Sur un coup de tête, je décollai et fonçai à toute vitesse vers les montagnes… Et, pendant une semaine entière, j’utilisai mon Pouvoir pour enneiger toute ma zone. J’avais même dû puiser dans mes propres réserves de magie pour tenir. Heureusement, j’y parvins et, au moment où je fermai les yeux pour souffler de soulagement, je sombrai dans l’inconscience… Je ne sus pas ce qui s’était passé après. J’avais dû m’écraser quelque part dans les montagnes. Mais pour le coup, ça m’importait peu. J’avais rétabli l’hiver dans ma zone. Peut-être que les Fées me pardonneraient après ça…

À mon réveil, je me trouvais… dans un endroit inconnu. Une odeur flottait autour de moi sans que je parvienne à l’identifier. J’entendais un bruit étrange aussi. Où étais-je ? Je me levai d’un coup, mais ma tête me tourna bien vite et je me rallongeai sur je-ne-sais-trop-quoi. Le bruit cessa, laissant place à des pas s’approchant. Instinctivement, je me préparai à me protéger avec un mur de glace, au cas où la chose serait dangereuse. Mais ce fut une grande femme qui apparut alors. La première chose que je remarquai était qu’elle n’avait pas d’ailes. J’avais déjà entendu parler de ces créatures qu’on appelait Humains. Les Fées les détestaient. Cette femme était-elle une Humaine ? Était-elle méchante comme les rumeurs le disaient ?

« Tu es réveillé ? Comment te sens-tu ? » Silence de ma part alors elle reprit seule : « Tu sais, c’est mon mari qui t’a trouvé. Il y a quatre jours, il s’est mis à neiger soudainement pour la première fois. Mon mari se trouvait dans les montagnes, ce jour-là. Le soir, il est rentré avec toi dans ses bras en criant que c’était une Fée qui avait provoqué cette neige et qu’après, elle est tombée du ciel. Tu imagines ? Une Fée qui tombe du ciel, on aura tout entendu ! »


Je restais toujours silencieux, à observer la femme. À en croire ce qu’elle dit, elle ne savait pas que j’étais la fameuse Fée. Je me surpris à esquisse un léger sourire. Alors j’avais dormi pendant quatre jours ? Ça devait être le contre-effet d’avoir utilisé toute ma magie. La femme s’approcha et posa une main sur mon front. Je frissonnai à son contact chaud. Elle, par contre, recula en s’exclamant de surprise.

« Mon dieu, mais tu es gelé ! Attends-moi là, je vais te chercher quelque chose pour te réchauffer ! »


La femme courut quelque part et disparut de mon champ de vision. Je clignai des yeux sans comprendre sa réaction. Puis, mon tournis passé, je me redressai sur le lit et tentai d’étirer mes ailes, en vain. Je tournai la tête pour les voir et remarquai que je portais une veste sur le dos. Je me levai pour la retirer et, alors que j’étendais mes ailes, la femme réapparut dans la pièce. Elle écarquilla les yeux en les voyant. Elle s’avança vers moi et voulut poser ses deux mains sur mes épaules. Mais je la bloquai avec un mur de glace, apeuré et le cœur battant la chamade.

« Ah, pardon ! Je t’ai fait peur ! Ne t’inquiète pas, je ne te veux aucun mal. »


Tandis que je restais sur mes gardes, un deuxième Humain entra dans la pièce. Il leva les bras lorsqu’il me vit debout et s’exclama avec un enthousiasme flagrant :

« Tu es réveillé, petite Fée des Neiges ! Je craignais que ce ne soit jamais le cas après cette chute !
- Chéri ! C’est de cette Fée dont tu me parlais la dernière fois ?
- Oui ! Il est tombé du ciel, ça m’a surpris !
- Je… je m’appelle Yuki… Dites-moi… Où suis-je… ?
- Enchanté Yuki ! Moi, c’est Eirin ! Et voici ma femme, Leyla. Tu te trouves dans un petit village à la frontière du Royaume des Fées.
- Pourquoi vous êtes vous installés à notre frontière… ?
- Le rêve des villageois est qu’un jour, ils espèrent voir une Fée de leurs propres yeux, rien de plus ! Ne t’en fais pas, tu peux partir quand tu veux, nous ne te retenons pas prisonnier ici. »


Je ne comprenais pas. Les rumeurs ne disaient pas que les Humains étaient des créatures mauvaises ? Pourtant, ces deux Humains semblaient si gentils… Pouvais-je leur faire confiance ou n’hésiteraient-ils pas à me poignarder dès que j’aurais le dos tourné ? Néanmoins, je fis disparaître ma barrière. Les deux Humains me proposèrent de visiter le village. Décidant de me faire mon propre avis sur les Humains, j’acceptai et les accompagnai. Évidemment, avec mes ailes, j’attirais facilement l’attention, et des petits Humains se réunirent autour de moi, cherchant à les toucher. Par réflexe, je m’élevai dans les airs pour éviter tout contact avec eux.

Les deux grands Humains demandèrent aux petits de ne pas m’embêter. Aussitôt, ils se calmèrent et se contentèrent de nous suivre. Je continuai de les suivre en voletant à côté d’eux. J’observais les Humains qui vaguaient à différentes occupations, bien que certains relevaient la tête vers nous avec un regard émerveillé. Je me demandais ce qu’ils faisaient de si intéressant. Aucun d’eux ne s’attaqua à moi, ce qui me rassura d’autant plus. Les rumeurs se révélaient-elles donc fausses ?

La nuit tombait peu à peu. Je me dis qu’il était temps pour moi de rentrer dans la Forêt du Roi des Fées. Les villageois me saluèrent agréablement. Je leur promis qu’un jour, je repasserai les voir, même si je ne savais pas quand. Ils m’avaient appris plusieurs choses à leur sujet, et je voulais en apprendre un peu plus… Cependant, j’oubliais que les Humains avaient une durée de vie plus courte que les Fées. Alors, le jour où je revins, les villageois qui m’avaient accueilli n’étaient déjà plus de ce monde. C’était ce que leurs petits-enfants, qui me reconnurent, m’annoncèrent. Ça m’attrista un peu et je m’excusai auprès d’eux.

L’un des petits-enfants me tendit une longue veste verte. J’ouvris de grands yeux en reconnaissant la veste que je portais à mon réveil ici, il y avait quelques années. Je la pris et la passai sur mon dos avec un grand sourire. L’Humain m’expliqua que c’était son grand-père qui souhaitait me l’offrir depuis longtemps, mais qu’il n’avait pas eu l’occasion de me revoir avant de mourir, alors il la lui avait confiée. Des larmes se mirent à couler sur mes joues et je m’excusai de nouveau pour ne pas avoir été là, le jour de son décès. Il me dit que ça ne faisait rien, qu’il comprenait parfaitement.

Âge : Environ mille quatre-vingts ans. Le jour funeste de la Forêt du Roi des Fées. Je jouais avec d’autres Fées lorsque soudainement, une puissante aura démoniaque fit irruption dans la Forêt. La Forêt ne pouvait brûler qu’avec un feu purgatoire. Alors, lorsqu’on assista au ravage de la Forêt, on sut que c’était un Démon qui nous attaquait. Toutes les Fées, moi y compris, fuyaient les flammes. On cherchait où se mettre à l’abri.

Pourtant, avant même qu’on ne s’en rende compte, les flammes cessèrent. Mais il était trop tard pour la Forêt. Elle était complètement incendiée… Il n’en restait rien d’autre que des arbres carbonisés… La plupart des Fées avec moi éclatèrent en sanglots. Pour ma part, j’avais aussi les larmes aux yeux, mais je ne pleurais pas. Une question plus forte me trottait dans la tête. Qu’advenait-il de ma mission, mon unique raison de vivre ?

La rumeur que la protectrice, Elaine, de la Fontaine de Jouvence avait été tuée lors du carnage et qu’un Humain avait bu l’Eau afin de protéger la Forêt se mit à courir parmi les Fées. Le Roi des Fées, lui, avait disparu depuis plusieurs centaines d’années. Sans eux, cela signifiait-il que le peuple des Fées allait disparaître ? Nous n’avions plus nulle part où aller… Cependant, année après année, la Forêt commença à refleurir. L’Humain dont la Fontaine de Jouvence coulait dans les veines revenait parfois pour nourrir la Forêt avec son sang.

Un jour, les Fées de l’Hiver furent convoquées par l’une des Fées les plus connues et respectées. Nous nous réunîmes au pied de l’Arbre des Fées. La Fée nous annonça que pour le moment, notre mission d’enneiger la Forêt du Roi des Fées était suspendue, le temps que l’Arbre des Fées retrouve toutes ses forces. Ce fut notre plus gros choc. Même si je n’arrivais pas à l’accepter, c’était compréhensible… Je venais de perdre mon unique but… Que pouvais-je faire maintenant ? Ce fut à ce moment que l’idée d’en apprendre plus sur les Humains et les autres Races me traversa l’esprit. Pourquoi ne pas découvrir un peu le monde en attendant ? C’était une excellente idée !
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MessageSujet: Re: Yuki, the Fairy of Ice ~   Dim 5 Juil - 15:33
Yuki

Bienvenue,
Une présentation correcte, un personnage classique mais qui change un peu sur un forum RPG où on voit principalement des gros bourrins aux parents décédés et aux envies de vengeances. Quelques fautes, assez faciles à corriger, une relecture et un passage sur bonpatron ça sauve parfois un texte !

♦ Longueur : 100/150
♦ Orthographe : 100/200
♦ Originalité : 300/450
♦ Qualité : 115/200
♣ Total : 615/1000
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